Lancement des premières Journées de la Société Congolaise de Sciences Biomédicales à l'UMNG

Photo de famille lors du lancement des premières Journées des Sciences Biomédicales à l'UMNGPhoto de famille lors du lancement des premières Journées des Sciences Biomédicales à l'UMNG

L’université Marien N’Gouabi a abrité, du 30 au 31 mai 2017, les premières Journées de la Société Congolaise de Sciences Biomédicales. Pendant deux jours, les acteurs du secteur de la santé et les chercheurs de l’UMNG ont bénéficié de communications sur les différentes disciplines impliquant les sciences fondamentales appliquées à la médecine. L’organisation de cette rencontre s’inscrit dans la volonté de promouvoir l’éthique et la déontologie dans les sciences biomédicales.

Placer sous le thème : « Place des sciences biomédicales dans la lutte contre la maladie », les Journées Congolaises des Sciences Biomédicales ont été lancées le 30 mai par le Ministre de l’enseignement supérieur monsieur Bruno Jean Richard ITOUA.

Ces journées ont pour objectif de permettre des échanges de points de vue et d’expériences entre les différents praticiens, de contribuer à la formation continue des participants et de promouvoir l’éthique et la déontologie dans le domaine des sciences. Selon le Professeur Jean Felix PEKO, Président du Comité Scientifique d’organisation de ces journées, celles-ci sont la conséquence de la mutation dans le domaine de la formation avec la création des parcours Master et formation doctorale à la Faculté des Sciences de la Santé d’une part, puis des enjeux dans le domaine de la recherche et l’exercice de la profession de biologiste et professions apparentées d’autre part.

 « Autant, il existe une diversité de disciplines dans les sciences fondamentales appliquées à la médecine, autant les sciences biomédicales interviennent dans toutes les étapes de la lutte contre la maladie ; de la recherche pour la mise au point d’un vaccin jusqu’à l’évaluation du traitement. Le professionnel en sciences biomédicales, par rapport au clinicien ou au médecin traitant, peut être assimilé au cameraman qui travaille dans l’ombre », a-t-il souligné. La pratique des sciences biomédicales nécessite un environnement approprié.

Au programme : des communications orales et affichées allant de la microbiologie à la génétique en passant par l’anatomopathologie, l’immunologie, la biologie moléculaire et la bioéthique. Les laboratoires GSK ont profité de ces rencontres pour animer un symposium sur la bio résistance aux antibiotiques. Les résultats attendus étant la connaissance des difficultés et opportunités de la partie des sciences biomédicales ; l’adhésion des praticiens au projet de la création de la Société congolaise des sciences biomédicales.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’enseignement supérieur a précisé que cet évènement organisé par la Faculté des sciences de la santé témoigne de l’ambition de l’université Marien N’Gouabi de se doter d’un instrument de formation continue et des spécialistes de haut niveau dans le domaine des sciences biomédicales et de contribuer ainsi à mieux cerner la complexité de la compréhension des mécanismes physiopathologiques du vivant.

« La tenue de ces premières journées des sciences biomédicales, à travers des sujets et des thématiques scientifiques complexes et variés, constitue au fond une occasion unique pour mobiliser tous les professionnels en santé autour de réflexions sur les enjeux actuels des sciences biomédicales. Elles participent ainsi à la mise en œuvre du programme du gouvernement », a déclaré Bruno Jean Richard ITOUA. 

Enfin, il a souligné que les sciences biomédicales et l’ensemble du domaine de la santé devraient continuer à s’enrichir par la mise en place permanente d’équipes de recherche pluridisciplinaires. Afin, dit-il, de colliger toutes les parties prenantes nécessaires à l’atteinte de résultats concrets pour le bénéfice des Congolais souffrant des pathologies encore placées sous des explications non scientifiques.

Cependant, le Pr Jean Félix PEKO a regretté le fait que les laboratoires des hôpitaux, des écoles de formation et des établissements de recherche au Congo restent le parent pauvre du système de santé et de recherche dans le pays.

 

Antonin BOSSOTO