La communauté universitaire sensibilisée sur l’autonomisation de la femme (women empowerment conference)

L’université Marien N’Gouabi en partenariat avec l’ONG YALI et l’ambassade des USA a abrité le 12 juin dernier, la Conférence sur l’autonomisation de la femme animée par le Dr Avis Jones De Weever. L’objet de cette conférence est de promouvoir les stratégies du leadership pour la femme africaine et de dynamiser l’entreprenariat féminin.

Intitulé « Women empowerment », cette conférence s’est focalisée sur l’importance du rôle de la femme dans le processus de décision à tous les niveaux de la société. En effet, il a été démontré que la nomination d’une femme à un poste de responsabilité contribue à la mise en place d’un cadre législatif plus responsable et à une gestion plus transparente.

Dans son exposé, le Dr Avis Jones De Weever a exhorté les femmes à faire preuve de créativité, et à tirer profit des opportunités qui se présentent à elles. « Les femmes africaines sont nées pour être leaders, et je le vois tous les jours dans la société, c’est un fait, vous êtes les mères de toute l’humanité bien entendu, vous êtes la fondation de tout, je souhaiterai que la femme africaine étende son leadership au sein de sa société, le moment est maintenant venu d’arrêter de vivre de l’ombre » a-t-elle déclaré durant sa communication.

Pour la Ministre de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement, Madame Ines Nefer Ingani, l’autonomisation de la femme nécessite la mise en place d’une politique stratégique sur la question du genre. « Pour réussir l’autonomisation des femmes dans l’entreprenariat, il est important d’intégrer les questions de genres dans la vision et la mission du patronat congolais, de renforcer les capacités sensibles aux genres et aux budgets du genre des ministères impliqués dans le développement des activités économiques des femmes, renforcer les capacités des ministères à promouvoir l’entreprenariat féminin ».

Dans cette perspective, le gouvernement congolais envisage de réduire les inégalités entre les sexes et d’améliorer la situation socio-économique des femmes. En effet, selon le registre de l’emploi, le chômage frappe plus les femmes, c’est-à-dire 20,5%, contre 18,2% des hommes. La faible protection sociale et le manque d’infrastructures, sont autant de raisons qui limitent les capacités des femmes à atteindre leur plein potentiel dans le monde du travail.

 

Carole KETA